" Et si nous prenions soin de l’atmosphère de notre maison ? "

LES CARNETS DU REIKI

" Et si nous prenions soin de l’atmosphère de notre maison ? "

Ressentir • Comprendre • Apaiser • Habiter en conscience

Une réflexion entre bien-être, connaissance de soi et spiritualité.

 

Une maison, des ressentis, une intention

 

Avez-vous déjà franchi le seuil d’une maison et ressenti immédiatement que vous vous y sentiez bien ? Ou, au contraire, éprouvé une gêne, une impression de froideur ou un malaise difficile à expliquer ?

Cela peut arriver lorsque nous visitons une maison que nous envisageons d’acheter, lorsque nous emménageons dans un nouveau lieu ou simplement au fil du temps, dans notre propre maison.

Un lieu nous évoque parfois quelque chose sans que nous sachions précisément pourquoi. La lumière, les odeurs, les sons, l’aménagement, les souvenirs ou notre état émotionnel peuvent influencer notre perception. Pour certaines personnes, ces ressentis prennent également une dimension spirituelle.

Il n’est pas nécessaire de leur imposer une explication. Nous pouvons simplement reconnaître ce que nous éprouvons, prendre le temps de l’observer et nous demander ce dont nous avons besoin pour nous sentir mieux chez nous.

Car une question mérite d’être posée :

Et si nous pouvions contribuer, consciemment, à faire de notre maison un lieu plus serein ?

 

Habiter un lieu, c’est aussi y trouver sa place

 

Une maison a souvent connu d’autres occupants avant nous. Elle porte une histoire, des transformations et des souvenirs, dont nous ne connaissons parfois qu’une infime partie.

Lorsque nous y entrons, nous n’avons pas besoin d’effacer ce qui a précédé, ni de craindre ce que nous ne comprenons pas. Nous pouvons respecter l’histoire du lieu tout en affirmant pleinement notre présence.

Certaines personnes parlent de mémoire des lieux, d’énergies ou de présences spirituelles. Ces interprétations appartiennent à différents univers de croyances et ne constituent pas, en elles-mêmes, des faits établis.

L’essentiel est de ne pas transformer un ressenti en certitude, ni de laisser une impression inexpliquée devenir une source de peur.

Nous pouvons souhaiter davantage de paix, de douceur et d’harmonie dans notre maison sans avoir à déterminer ce qui serait à l’origine de nos impressions.

Nous avons le droit de nous sentir chez nous, de nous y sentir en sécurité et d’y construire notre propre histoire.

 

Le Reiki : revenir à soi pour habiter en conscience

 

Dans une démarche inspirée du Reiki Usui, nous pouvons prendre un temps pour nous recentrer, observer notre état intérieur et clarifier notre intention.

Le Reiki ne nous demande pas de combattre ce que nous ne comprenons pas. Il peut nous inviter à développer une attitude de présence, de bienveillance et de discernement.

Poser une intention pour sa maison ne signifie donc pas nécessairement chercher à modifier une énergie invisible. C’est aussi choisir consciemment ce que nous souhaitons cultiver dans notre quotidien : le calme, le respect, l’accueil et la sérénité.

Un temps de silence, quelques respirations conscientes ou un auto-traitement Reiki peuvent accompagner cette démarche personnelle.

L’intention ne remplace pas les gestes concrets qui rendent un intérieur agréable et sûr. Elle peut toutefois leur donner un sens supplémentaire.

 

Une ouverture vers d’autres pratiques spirituelles

 

La Flamme violette et les Ailes de la Flamme violette peuvent, dans le cadre des enseignements spirituels auxquels elles se rattachent, servir de supports symboliques à une réflexion sur la transformation, le renouveau et le lâcher-prise.

La numérologie karmique propose, quant à elle, une lecture symbolique du parcours personnel, qui peut ouvrir des pistes de questionnement sur nos expériences et les changements que nous souhaitons accueillir.

Ces approches sont distinctes du Reiki Usui et possèdent leurs propres références. Il ne s’agit pas de les confondre ni de leur attribuer des effets démontrés sur un lieu ou sur d’éventuelles présences non physiques.

Elles peuvent néanmoins se rejoindre dans une démarche personnelle : prendre du recul, réfléchir à ce que nous souhaitons transformer dans notre vie et choisir une manière plus consciente d’habiter notre environnement.

La spiritualité peut ouvrir des perspectives. Le discernement nous aide à les explorer sans perdre notre liberté de jugement.

 

Poser une intention plutôt que nourrir une inquiétude

 

Nous ne pouvons pas toujours expliquer ce que nous ressentons dans un lieu. Nous pouvons cependant choisir la manière dont nous souhaitons y vivre.

Il n’est pas nécessaire de demander la permission d’habiter sa propre maison, de supposer qu’une présence y réside ou de chercher à chasser quoi que ce soit.

Nous pouvons simplement exprimer une intention de respect et de paix, en accueillant symboliquement l’histoire du lieu tout en prenant pleinement notre place.

Cette intention n’est ni une formule magique ni une garantie de résultat. Elle constitue un engagement personnel envers la qualité de vie que nous souhaitons construire.

 

 Une intention de paix et d’harmonie pour la maison

 

J’accueille cette maison avec respect, gratitude et bienveillance.

Je respecte son histoire, sa mémoire et tout ce qu’elle représente.

Aujourd’hui, j’y prends pleinement ma place, avec la volonté d’y vivre dans la paix, la confiance et la sérénité.

Je souhaite contribuer à faire de ce lieu un espace accueillant, harmonieux et respectueux de chacun.

Je n’ai rien à combattre, rien à imposer et rien à craindre de ce que je ne comprends pas.

Si certains ressentis m’interrogent, je les accueille avec calme et discernement, sans leur imposer d’explication.

Je choisis la bienveillance plutôt que la peur, le respect plutôt que le rejet et la conscience plutôt que les suppositions.

Que cette maison soit un lieu de vie, de paix, de sécurité et d’harmonie. Que chacun puisse y trouver sa juste place, dans le respect de soi et des autres.

J’habite ce lieu en conscience et je m’autorise pleinement à m’y sentir chez moi.

 

Prendre soin de son espace, prendre soin de soi

 

Parfois, le renouveau commence par des gestes simples : aérer les pièces, laisser entrer la lumière, réorganiser son intérieur, faire de la place ou créer un coin propice au calme et au recueillement.

Nous pouvons également prendre quelques instants pour pratiquer le Reiki, méditer ou simplement respirer en pleine conscience.

Il ne s’agit pas de suivre un rituel obligatoire, mais de choisir ce qui nous aide réellement à nous sentir bien.

Prendre soin de son lieu de vie, c’est aussi prendre soin de la relation que nous entretenons avec lui.

Et peut-être est-ce là l’essentiel : ne pas chercher à maîtriser l’invisible, mais apprendre à vivre dans le visible avec davantage de conscience, de respect et de sérénité.

Notre maison est un lieu que nous habitons.

Elle peut aussi devenir un espace dans lequel nous apprenons à mieux habiter notre propre vie.

 

 


 Les Carnets du Reiki — Réfléchir • Ressentir • Pratiquer • Transmettre

Une réflexion d’Isabelle Belligh, maître-enseignante Reiki, autour de la conscience de soi, de la spiritualité et de notre relation aux lieux de vie.

 

"Les mains ressentent-elles la souffrance de l’autre ?"

"Les mains ressentent-elles la souffrance de l’autre ?"

 

Reiki, traditions japonaises et discernement dans la pratique

Les Carnets du Reiki — Réfléchir • Ressentir • Pratiquer • Transmettre

 

Il arrive qu’au cours d’une séance de Reiki, le praticien ressente des sensations particulières dans ses mains.

Une chaleur intense, des picotements, une impression de pulsation, une lourdeur, parfois même une sensation désagréable ou douloureuse.

Ces manifestations peuvent surprendre, surtout lorsqu’elles apparaissent pendant un soin prodigué à une autre personne.

Que signifient-elles ?

Sont-elles le signe d’une perception particulière ? Faut-il y voir une réponse à ce que traverse le receveur ? Peut-on aller jusqu’à penser que l’on absorbe sa douleur, sa maladie ou ses difficultés ?

Ces questions méritent mieux qu’une réponse toute faite. Elles invitent à revenir à notre expérience, à examiner les interprétations que nous lui donnons et à nous interroger sur ce que nous transmettons à nos élèves.

 

Ressentir n’est pas nécessairement comprendre

 

Dans la pratique du Reiki, les mains occupent une place essentielle. Elles permettent le contact, ou sont simplement posées à proximité du corps, selon la pratique retenue.

Au fil de l’expérience, certains praticiens deviennent particulièrement attentifs à leurs perceptions. Ils remarquent des variations de température, des picotements, des pulsations ou des impressions plus difficiles à décrire.

Ces sensations peuvent faire partie intégrante de leur vécu pendant une séance.

Mais une distinction mérite d’être conservée : ressentir quelque chose ne signifie pas nécessairement en connaître la cause.

Une chaleur dans les paumes est une sensation. L’interpréter comme le signe d’une circulation énergétique particulière est une lecture de cette sensation. Affirmer qu’elle prouve la présence d’une maladie ou le déplacement d’une souffrance constitue une étape supplémentaire, qui ne peut pas être déduite de la seule perception.

Cette distinction n’enlève rien à l’intérêt de l’expérience. Elle nous permet simplement de l’accueillir sans lui faire dire davantage que ce que nous savons.

Le discernement ne consiste pas à nier ce que nous ressentons. Il consiste à distinguer ce que nous éprouvons de ce que nous supposons.

 

Que nous apprennent les traditions japonaises ?

 

Dans les écrits consacrés aux pratiques japonaises d’imposition des mains, plusieurs auteurs ont décrit les sensations éprouvées par le praticien.

Le terme O-teate (お手当て) désigne une pratique de soin par les mains. Le Hibiki (ひびき), dans certains contextes du Reiki japonais, renvoie à des sensations ou à une résonance perçue pendant la pratique.

Des auteurs tels que Toshihiro Eguchi, Kaiji Tomita et Hiroshi Yoshida ont proposé différentes descriptions et interprétations de ces phénomènes.

Leurs écrits témoignent de l’intérêt porté à la sensibilité des mains et à l’évolution des sensations au cours d’une séance.

Cependant, ces textes ne présentent pas tous la même explication. Il est donc important de ne pas les réunir dans une théorie unique, ni d’attribuer automatiquement à Mikao Usui toutes les idées développées ultérieurement par d’autres praticiens.

L’histoire du Reiki mérite d’être étudiée avec curiosité, mais aussi avec précision : un témoignage historique, une interprétation personnelle et un enseignement directement attribuable à Usui ne sont pas des catégories interchangeables.

 

La douleur passe-t-elle dans les mains ?

 

C’est l’une des questions les plus délicates.

Certains auteurs anciens ont décrit la sensation de voir une douleur se déplacer vers la main du praticien. D’autres ont proposé des explications énergétiques ou physiologiques propres à leur époque.

Ces descriptions sont intéressantes pour comprendre leur manière de concevoir la pratique. Elles ne suffisent toutefois pas à établir qu’une maladie, une substance ou une douleur passe physiquement du receveur au praticien.

Une sensation ressentie dans la main peut être intense et parfaitement réelle pour celui qui la vit, sans démontrer que la souffrance de l’autre a été transférée.

De même, si cette sensation disparaît lorsque la main est retirée, cela ne prouve pas qu’une maladie a été absorbée puis éliminée.

Nous pouvons accueillir la dimension personnelle et spirituelle de notre pratique sans transformer chaque perception en preuve d’un mécanisme précis.

Il me semble essentiel de maintenir cette distinction, notamment lorsque nous enseignons le Reiki.

 

Le praticien n’a pas à souffrir à la place du receveur

 

L’idée d’absorber les douleurs ou les énergies négatives d’autrui peut devenir une source d’inquiétude.

Certains praticiens redoutent de sortir épuisés d’une séance, de conserver les difficultés de la personne accompagnée ou de devoir effectuer des gestes particuliers pour se débarrasser de ce qu’ils pensent avoir recueilli.

Cette crainte mérite d’être abordée avec douceur.

Accompagner une personne ne signifie pas devoir porter sa souffrance. La bienveillance n’exige pas de souffrir à sa place. La qualité d’une séance ne se mesure pas à l’intensité des sensations ressenties par celui qui pratique.

Un praticien peut être attentif, présent et engagé sans interpréter sa fatigue comme la preuve d’un transfert énergétique.

Il peut également ne ressentir presque rien dans ses mains et vivre une séance tout à fait satisfaisante.

L’absence de sensations spectaculaires n’est pas un échec. Leur intensité n’est pas une preuve de compétence.

Ce sont des repères importants pour permettre aux élèves de pratiquer avec confiance, sans chercher à provoquer des perceptions particulières ni à se conformer à un modèle unique.

 

Accueillir ses perceptions sans leur imposer une histoire

 

Dans l’apprentissage du Reiki, il peut être intéressant de développer l’attention portée aux mains et aux ressentis.

Encore faut-il laisser à chacun la liberté de vivre son expérience.

Si une main chauffe, nous pouvons constater cette chaleur.

Si des picotements apparaissent, nous pouvons les observer.

Si une sensation douloureuse survient, nous pouvons retirer la main, faire une pause et respecter nos limites.

Nous n’avons pas besoin de décider immédiatement que ces phénomènes révèlent quelque chose sur l’état de santé du receveur.

Cette attitude n’est ni un manque de spiritualité ni un refus de la tradition. Elle constitue une manière responsable de pratiquer : rester disponible à l’expérience tout en conservant la capacité de questionner nos interprétations.

Une douleur persistante, inhabituelle ou importante ne doit pas être considérée comme une étape nécessaire du soin. Elle mérite une attention adaptée et, si besoin, un avis médical.

Le Reiki ne remplace pas un diagnostic, un traitement ou un suivi par un professionnel de santé.

 

Transmettre le Reiki, c’est aussi transmettre le discernement

 

En tant que praticiens et enseignants, nous avons une responsabilité particulière dans la manière dont nous expliquons les sensations à nos élèves.

Une interprétation présentée comme une certitude peut rapidement devenir une croyance difficile à remettre en question. À l’inverse, une expérience accueillie avec ouverture permet à chacun de développer son attention sans avoir peur de ce qu’il ressent.

Il est possible d’étudier les textes anciens, de s’intéresser aux traditions japonaises et de respecter les enseignements reçus tout en reconnaissant les limites de nos connaissances.

Cela demande parfois de distinguer plusieurs niveaux :

  • Ce que nous avons personnellement ressenti.
  • Ce qu’un auteur ancien a décrit.
  • L’interprétation que cet auteur a proposée.
  • Ce que nous sommes réellement en mesure d’affirmer aujourd’hui.

Ces distinctions ne diminuent pas la richesse du Reiki. Elles donnent au contraire davantage de solidité à notre transmission.

Elles permettent de conserver une place à l’expérience, à la réflexion et à l’humilité.

 

Pour conclure : ressentir, accueillir, discerner

 

Les mains peuvent devenir, au fil de la pratique, un lieu d’attention particulièrement riche. Les sensations qui y apparaissent méritent d’être accueillies sans peur, mais aussi sans conclusions précipitées.

Les traditions anciennes nous offrent des témoignages précieux. Elles nous invitent à explorer la manière dont les praticiens ont décrit leur expérience. Elles ne nous dispensent pas pour autant de distinguer les observations des interprétations.

Je crois profondément que la transmission du Reiki gagne à réunir trois qualités : la présence, l’humilité et le discernement.

Nous pouvons ressentir sans prétendre tout comprendre.

Nous pouvons accompagner sans porter la souffrance de l’autre.

Nous pouvons respecter une tradition sans transformer chacune de ses interprétations en vérité absolue.

Car enseigner le Reiki, ce n’est pas apprendre à rechercher toujours davantage de sensations. C’est aussi apprendre à être présent à ce qui se vit, sans peur, sans jugement et sans certitude excessive.

Ressentir est une expérience. Comprendre demande du discernement. Transmettre exige de respecter cette différence.

— Isabelle Belligh, maître-enseignante Reiki

Reiki Usui • Karuna® • Gendaï Reiki Kōan

Les Carnets du Reiki — Réfléchir • Ressentir • Pratiquer • Transmettre


Nota bene — Origine de cette réflexion

Cette publication est née de ma lecture d’une version française de l’article de Mamoru Wakatake, « Does Pain Move into the Hands? What Historical Japanese Texts Say », consacré aux sensations ressenties lors des pratiques japonaises de soin par imposition des mains.

Cet article présente et commente plusieurs sources historiques, notamment des écrits attribués à l’Usui-kai ainsi que des travaux de Toshihiro Eguchi, Kaiji Tomita et Hiroshi Yoshida.

C’est à partir de cette lecture que j’ai souhaité approfondir la réflexion, interroger les interprétations proposées et partager mon propre regard sur la pratique du Reiki, les sensations ressenties pendant une séance et l’importance du discernement dans notre transmission.

Je précise que je n’ai pas personnellement vérifié l’ensemble des textes originaux japonais cités dans cet article. Ma démarche ne consiste donc pas à certifier leurs traductions ni à attribuer toutes les interprétations rapportées à Mikao Usui.

En tant que maître-enseignante Reiki Usui, Karuna® et Gendaï Reiki Kōan, je considère que l’étude des traditions, l’expérience de la pratique et la réflexion personnelle peuvent se compléter, à condition de distinguer les sources historiques, les interprétations de leurs auteurs et notre propre compréhension.

Ce texte est une réflexion personnelle issue de cette lecture. Il ne constitue ni une traduction de l’article original, ni une restitution officielle de l’enseignement de Mikao Usui.

Lire, questionner, approfondir et transmettre : le discernement fait aussi partie du chemin du Reiki.

" LES CARNETS DU REIKI " LES RENCONTRES : UN CHEMIN POUR MIEUX SE CONNAÎTRE 

" LES CARNETS DU REIKI "


Réfléchir • Ressentir • Pratiquer • Transmettre

 LES RENCONTRES : UN CHEMIN POUR MIEUX SE CONNAÎTRE 

Dans la voie du Reiki, le cheminement commence aussi par un mouvement essentiel : revenir à soi.

Observer, prendre du recul, accueillir l’instant présent et cultiver le discernement… Autant de pratiques qui nous invitent à regarder notre quotidien avec davantage de conscience. 

Certaines rencontres nous apportent de la joie, d’autres nous questionnent. Certaines nous inspirent, tandis que d’autres nous confrontent à des différences de valeurs ou de points de vue.

Faut-il pour autant croire que chaque personne est placée sur notre chemin par l’Univers pour nous transmettre une leçon ?

Le Reiki ne nous impose pas cette interprétation. Il nous offre plutôt une invitation à pratiquer, à observer et à poursuivre notre propre réflexion, sans transformer nos croyances en vérités universelles.

 Et si nous commencions par observer ce que chaque expérience nous invite à comprendre de notre propre manière d’être au monde ?

Les cinq préceptes du Reiki, transmis dans la tradition de Mikao Usui, nous proposent notamment de cultiver le calme, la gratitude, la diligence, la bienveillance et l’honnêteté dans notre vie quotidienne.

Ils nous rappellent que le cheminement ne consiste pas à juger les autres, mais à revenir régulièrement à notre propre pratique.

Une rencontre peut alors devenir une occasion de réfléchir.

 Une personne nous inspire : savons-nous accueillir ce qu’elle nous apporte sans chercher à lui ressembler ?

 Une divergence nous dérange : pouvons-nous écouter un autre point de vue sans renoncer à nos propres valeurs ?

 Une relation prend fin : pouvons-nous reconnaître ce qu’elle a représenté, sans nécessairement chercher à lui attribuer une signification particulière ?

Il ne s’agit ni d’idéaliser chaque rencontre ni de justifier les comportements qui nous déplaisent. Il s’agit de rester présents à nous-mêmes, de respecter nos limites et de choisir notre manière d’avancer.

Le Reiki n’est pas seulement une pratique que l’on reçoit ou que l’on transmet. C’est aussi un chemin que l’on explore au quotidien, à travers notre manière d’être, de vivre et d’entrer en relation avec les autres. 

 UNE INVITATION À LA RÉFLEXION

Et si, aujourd’hui, nous prenions quelques instants pour nous poser ces questions ?

 Quelle rencontre a changé votre regard sur la vie ?

 Quelle expérience vous a invité à réfléchir à vos valeurs ?

 Comment les préceptes du Reiki trouvent-ils leur place dans votre quotidien et vos relations ?

 Je vous invite à partager votre réflexion en commentaire.

Il ne s’agit pas de rechercher une réponse unique, mais de croiser nos expériences dans le respect de nos différences. Car chacun avance à son rythme, avec son histoire, sa sensibilité et sa compréhension du chemin.

 Regarder autrement, c’est parfois simplement apprendre à accueillir la vie avec plus de présence, de discernement et de bienveillance.

 REIKI BELLIGH | ISABELLE BELLIGH

Maître-enseignante Reiki

PRATIQUE • ENSEIGNEMENT • ACCOMPAGNEMENT

Reiki Usui • Karuna® • Gendaï Reiki Kōan

 Séances • Formations • Initiations • Ateliers

 Espace Reiki Belligh — Pôle Santé Paramédical
27 avenue du Général Leclerc
61150 Écouché-les-Vallées — Normandie

 www.ReikiBelligh.fr

Le Reiki est une pratique de bien-être et de relaxation. Il ne remplace pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical.

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" Preuve de contrition en Reiki "

" Preuve de contrition en Reiki "

Comprendre le repentir, la sincérité et la transformation intérieure dans la pratique du Reiki.

L’expression « preuve de contrition » mérite que l’on s’y arrête, car elle nous invite à réfléchir à la différence entre regretter une faute, reconnaître sa responsabilité et transformer véritablement son comportement.

Mais quel lien peut-on établir avec le Reiki de Mikao Usui ?

 1. Que signifie la contrition ?

La contrition désigne un regret sincère éprouvé à la suite d’une faute, d’une parole blessante ou d’un comportement que l’on reconnaît comme contraire à ses valeurs.

Elle ne consiste pas simplement à dire « je suis désolé ». Elle suppose une prise de conscience et une volonté de ne pas reproduire ce qui a causé du tort.

Il faut toutefois distinguer deux choses :

Le regret : je prends conscience de ce que j’ai fait.

La transformation : je cherche à comprendre, à réparer lorsque cela est possible et à agir différemment à l’avenir.

La preuve de contrition serait donc moins une déclaration qu'une démarche sincère, perceptible dans les actes.

 2. Quel rapport avec les cinq principes du Reiki ?

Les cinq principes, ou Gokai, attribués à l’enseignement de Mikao Usui, peuvent nourrir cette réflexion.

Aujourd’hui seulement, ne te mets pas en colère.

Reconnaître une réaction excessive, comprendre ce qui l’a déclenchée et apprendre à répondre autrement.

Aujourd’hui seulement, ne te fais pas de souci.

Prendre du recul sur ses peurs et ses préoccupations, sans nier les conséquences de ses actes.

Honore tes parents, tes professeurs et tes aînés.

Interroger la manière dont nous considérons autrui, notamment lorsque nous avons manqué de respect ou de considération.

Gagne ta vie honnêtement.

Examiner la cohérence entre nos paroles, nos engagements et nos actes.

Montre de la gratitude envers tout ce qui vit.

Développer une attitude de reconnaissance, de respect et de responsabilité dans nos relations.

Ces principes ne constituent pas une procédure de confession ou de pénitence. Ils offrent plutôt un cadre de réflexion pour observer nos attitudes et cultiver une pratique plus consciente.

 3. Faut-il prouver son repentir dans le Reiki ?

C’est ici que la réflexion devient essentielle.

Le Reiki n’impose pas, en lui-même, de rituel universel de contrition. On ne peut donc pas affirmer qu’un pratiquant doit accomplir une cérémonie particulière pour démontrer son repentir.

En revanche, dans une relation humaine ou dans un cadre d’enseignement, une démarche sincère peut se traduire par plusieurs attitudes :

reconnaître clairement sa responsabilité, sans chercher immédiatement à se justifier ;

écouter la personne qui a été blessée ;

présenter des excuses sincères, sans exiger le pardon ;

réparer ce qui peut l’être ;

modifier concrètement son comportement ;

accepter que la confiance puisse nécessiter du temps pour se reconstruire.

L’intention intérieure compte, mais elle ne dispense pas de répondre de ses actes.

Il est également important de rappeler que le pardon ne peut pas être exigé et que la contrition ne doit jamais devenir un instrument d’humiliation ou de soumission.

 4. Une lecture spirituelle : de la culpabilité à la conscience

Dans une démarche spirituelle, la culpabilité peut parfois ouvrir la voie à une prise de conscience. Mais elle peut aussi enfermer une personne dans une image négative d’elle-même.

L’enjeu n’est donc pas de se condamner indéfiniment. Il est de regarder honnêtement ce qui s’est produit, d’en comprendre les conséquences et de choisir une autre manière d’agir.

Le Reiki peut accompagner un temps d’introspection et de retour au calme. Il ne remplace cependant ni une démarche de réparation ni le dialogue nécessaire lorsqu’une relation a été blessée.

Il ne s’agit pas de prétendre que l’énergie efface une faute, mais de se donner les moyens de retrouver suffisamment de calme pour agir avec davantage de discernement.

 - En conclusion :

La preuve de contrition ne se mesure ni à l’intensité des émotions exprimées, ni à la beauté des paroles, ni à une démonstration spirituelle.

Elle se reconnaît dans la cohérence entre ce que l’on comprend, ce que l’on reconnaît et ce que l’on fait ensuite.

Dans l’esprit d’une pratique du Reiki qui associe réflexion, ressenti, discernement et responsabilité, nous pourrions retenir cette question :

Lorsque je reconnais m’être trompé, suis-je seulement désireux de retrouver ma tranquillité, ou suis-je également prêt à transformer ce qui doit l’être ?

Car cheminer spirituellement ne signifie pas être irréprochable.

Cela signifie aussi apprendre à regarder ses propres contradictions sans détourner le regard.

 

Isabelle

Reiki Belligh

Maitre  Enseignant  

" OSE… POUR NE PAS VIVRE DANS LES REGRETS."

" OSE… POUR NE PAS VIVRE DANS LES REGRETS."

 
Une réflexion à la lumière du Reiki et des cinq préceptes de Mikao Usui.

Combien de fois renonçons-nous avant même d’avoir essayé ?
Combien de paroles gardons-nous au fond de nous, de chemins n’osons-nous pas emprunter, de rêves repoussons-nous à demain… par peur de nous tromper, de déplaire ou de ne pas être à la hauteur ?

Et si nous regardions ces hésitations à la lumière du Reiki ?

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI, NE TE METS PAS EN COLÈRE.

Ne laisse pas la peur, la frustration ou le regard des autres gouverner tes décisions. Prends le temps d’accueillir tes émotions, de comprendre ce qu’elles viennent questionner en toi, puis avance avec davantage de sérénité.

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI, NE TE FAIS PAS DE SOUCI.

N’attends pas que l’avenir te garantisse une réussite avant de faire un pas. L’incertitude fait partie de la vie. Tu ne maîtrises pas tout ce qui arrivera, mais tu peux choisir la manière dont tu abordes ce qui se présente.

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI, SOIS RECONNAISSANT.

Apprends à reconnaître les occasions qui se présentent, les personnes qui croisent ta route et les enseignements que tes expériences t’apportent. Même un détour peut devenir une source de compréhension. La gratitude n’efface pas les difficultés, mais elle nous aide à ne pas passer à côté de ce qui mérite d’être vécu.

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI, FAIS TON TRAVAIL AVEC DILIGENCE.

Oser ne signifie pas attendre un signe, espérer un miracle ou laisser les choses se faire seules. Cela signifie aussi s’engager, poser des actes concrets et avancer pas à pas vers ce qui a du sens pour soi.

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI, SOIS BIENVEILLANT ENVERS AUTRUI.

Et n’oublie pas de t’inclure dans cette bienveillance.

Respecter les autres ne devrait pas exiger de renoncer constamment à soi-même. Aimer ne signifie pas s’effacer. Être généreux ne signifie pas s’oublier. Et rester fidèle à ses valeurs ne signifie pas demeurer immobile lorsque la vie nous invite à évoluer.

 Le Reiki ne nous demande pas de ne jamais avoir peur. Il nous invite à observer, à pratiquer, à réfléchir et à avancer en conscience.

Alors, ose parler lorsque le silence te pèse.
Ose apprendre lorsque tu doutes.
Ose recommencer lorsque tu échoues.
Ose changer de direction lorsque ton chemin ne te correspond plus.
Ose défendre ce qui est juste pour toi, sans chercher à blesser les autres.
Ose vivre tes choix avec discernement, plutôt que de laisser la peur choisir à ta place.

Car le non-agir n’est pas toujours de la sagesse, pas plus que l’action n’est toujours du courage. Il existe un temps pour patienter, un temps pour observer et un temps pour avancer.

La pratique du Reiki peut nous aider à développer cette écoute intérieure, sans pour autant décider à notre place.

 Ne cherche pas à vivre sans commettre d’erreurs. Cherche à vivre sans te détourner systématiquement de ce qui compte profondément pour toi.

Un jour, tu regarderas peut-être le chemin parcouru. Tu ne pourras pas tout refaire, mais tu pourras reconnaître ce que tu as appris, ce que tu as osé et ce que tu as choisi de devenir.

Et si tu devais retenir une seule chose, ce serait celle-ci :

N’attends pas de ne plus avoir peur pour avancer. Apprends à avancer avec conscience, malgré la peur, lorsque ton cœur, tes valeurs et ton discernement te montrent un chemin.

 JUSTE POUR AUJOURD’HUI… OSE ÊTRE ACTEUR DE TA VIE. 

— REIKI BELLIGH | ISABELLE BELLIGH
Maître-enseignante Reiki
Pratique • Enseignement • Réflexion • Transmission

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